Stationnement impossible, centres-villes piétonnisés, rues bloquées lors d’événements ou dispositifs de sécurité renforcés… Partout en France, les infirmiers libéraux se heurtent à des contraintes locales qui compliquent leurs tournées. Les témoignages recueillis par Avenir et Santé sont clairs : pour faire évoluer les choses, les Idel doivent se montrer proactifs.
À Rochefort, en Charente-Maritime, la suppression de la tolérance accordée aux caducées a d’abord pénalisé les professionnels. Face aux abus, la municipalité avait mis fin au dispositif. Les infirmiers ont alors interpellé le maire. Résultat : la création d’un disque de stationnement spécifique, délivré sur justificatif d’activité. Une solution encadrée qui leur permet de poursuivre leurs soins sans risquer de procès-verbal. « Nous avons trouvé un terrain d’entente », témoigne Fabrice Brivady.
À Dunkerque, les blocages liés au plan Vigipirate et aux festivités du carnaval entravent la circulation dès la nuit. Murielle Vergoote et ses confrères ont choisi de saisir l’échelon préfectoral afin de formaliser des modalités d’accès, notamment via les sociétés de gardiennage. « Il est impératif que nous prenions notre bâton de pèlerin », insiste-t-elle, appelant à un relais syndical.
Même constat dans les grandes agglomérations. À Montpellier, la piétonnisation et les contrôles automatisés découragent les Idel d’intervenir en centre-ville. Jean-François Bouscarain plaide pour une meilleure prise en compte des soignants dans les politiques d’urbanisme.
Autant de situations que de territoires : une constante demeure, la nécessité pour les infirmiers libéraux d’oser solliciter les décideurs pour faire reconnaître leur rôle essentiel dans l’accès aux soins.
Lire ces témoignages dans le dossier « Les Idel sur leurs territoires : quelles relations avec les élus locaux ? » publié dans le numéro 540 d’Avenir & Santé (février 2026).





