Violence envers les soignants : Pas d’amalgames, mais des mesures fortes !

L’actualité sordide rattrape la profession. Combien de blessés et de morts faudra-t-il pour que des mesures fortes soient prises pour protéger les soignants ? La FNI participe ce jour au colloque convoqué en urgence par nos ministres de tutelle. La violence n’est pas aujourd’hui qu’à l’hôpital. Loin des opinions sommaires, la FNI ne souhaite pas opérer d’amalgames.

Le 12 mai dernier, lors de la journée internationale des infirmières, nous avons illustré l’évènement avec quelques mots : les infirmières, notre futur !  RESPECTER, PROTÉGER, VALORISER, INVESTIR.

Force est de constater aujourd’hui que le système de santé n’a pas su protéger Carène Mezino, l’infirmière assassinée cette semaine à Reims. c’est parce que nous sommes soignants, que nous connaissons tous les risques que nous prenons, qu’il ne faut pas opérer d’amalgames entre la violence faite par un malade psychiatrique et la violence au quotidien que nous subissons toutes et tous dans notre activité de soignants.

La violence verbale, parfois physique, parfois psychologique et institutionnelle.

N’y avait -il pour autant rien à faire pour protéger Carène ? Bien sûr que oui !

Nous savons tous aujourd’hui que la psychiatrie est un “parent pauvre” du système de santé. Les patients psychiatriques, non observants, courent de plus en plus nombreux dans les rues. faute de moyens, faute de reconnaissance pour la ressource soignante spécialisée.

Le matin même avant le crime de Reims, nous avons publié sur notre page FB un post intitulé “violence envers les PS : Stop!”

Ce post vise à identifier les violences auxquelles nous sommes exposés par le biais d’une enquête de L’union Nationale des Professions de Santé. Prenez 2 mn de votre temps pour y répondre, les données recueillies seront utiles à la profession.

https://lnkd.in/ea4bUdes

Nous avons toutes et tous le sentiment que cette violence s’est potentialisée ces dernières années. L’incivilité qui dérape, qui se transforme et qui finit par blesser, voire par tuer. En ville, les IDEL sont seules, isolées. Nombre d’agressions et d’incidents graves ne font l’objet d’aucun signalements…

La FNI demande la mise en place urgente de mesures susceptibles de protéger ces patients psychiatriques contre eux-mêmes et contre les autres. L’ouverture des établissements psychiatriques vers la ville doit s’accompagner d’un déploiement de ressources soignantes susceptibles d’assurer un suivi sérieux de ces patients à risque.

La FNI demande le renforcement des mesures répressives envers les patients déclarés pénalement responsables au même titre que les élus ou les forces de l’ordre.

C’est la position que nous avons défendue ce matin lors de la réunion sur la sécurité des professionnels de santé qui s’est tenue au ministère de la Santé et de la Prévention.

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