L’Aide médicale d’État (AME) a été supprimée, par les sénateurs, dans le cadre de l’examen du projet de loi immigration. A la clef, sa substitution par un dispositif alternatif, l’Aide médicale d’urgence (AMU) cantonnée aux seules « maladies graves et douleurs aigües ». En clair, cela va entraîner une réduction du panier de soins accordé aux étrangers en situation irrégulière, ce à quoi s’opposent Les Libéraux de santé dont la FNI est membre fondateur.
Pour la FNI et l’ensemble des membres des Libéraux de santé (LDS), une telle mesure constitue « une grave menace pour la santé publique dans notre pays ». En effet, « la France, dont le système de santé est fondé sur l’universalisme, doit se mobiliser pour préserver l’accès aux soins de tous. La FNI revendique tout autant « une vision universaliste de l’accès à la santé sur le territoire national, quelles que soient l’origine et la provenance de chacun ». Une vision qui est, de fait, gage d’efficacité pour l’état de santé de la population.
Les députés vont rétablir les choses
C’est pourquoi Les Libéraux de santé comme la FNI « appellent les parlementaires à la raison concernant le sujet de la prise en soins des migrants, d’autant que ce sujet n’a pas sa place dans un projet de loi autre qu’un projet de loi relatif à la santé ». La balle est désormais dans le camp des députés qui examineront prochainement le texte en seconde lecture. A eux, demandent les LDS, de « faire preuve d’unité pour retirer l’amendement de suppression de l’AME et ainsi rétablir un dispositif indispensable pour la santé publique ».
Ce qui devrait être le cas puisque sur France Inter, Olivier Véran, porte-parole du Gouvernement, a assuré : « On garde l’AME. L’Aide médicale d’État est importante. Lors du retour du texte à l’Assemblée nationale, la majorité aura à cœur de revenir sur un certain nombre de dispositions introduites par les sénateurs. On n’a pas vocation à mettre en place une AMU. »