Après s’être opposés à la création du statut de l’infirmier référent, certains médecins récidivent et s’attaquent désormais au statut de la sage-femme référente.
Le corporatisme médical a encore de beaux jours devant lui. Au lieu de construire collectivement des solutions pour améliorer les parcours de soins et l’accès aux soins, certaines organisations de médecins, en l’occurrence l’UFML-S et le Syngof, préfèrent ressortir leurs vieilles rengaines corporatistes. Pour une fois, ce n’est pas la profession infirmière qui est ciblée mais celle des sages-femmes. La cause ? Le statut de sage-femme référente, pourtant instauré par décret depuis 2023.
Les chefs de file de ces deux syndicats médicaux se sont, chacun de leur côté, élevés contre ce statut, avançant une prétendue perte de chance pour les patientes et un contournement du gynécologue référent. Ces arguments peinent à masquer une évolution de principe à toute évolution des compétences des autres professions de santé. Cette attitude ne fait que retarder la mise en place de mesures urgentes pour l’accès aux soins, alors que la pénurie médicale ne cesse de gagner du terrain.
La FNI connaît bien ces résistances, pour y avoir été confrontées ces derniers mois dans le cadre des évolutions des missions des IDEL, sur le statut de l’infirmier référent et sur la loi infirmière. Elle n’a pourtant rien lâché. La FNI adresse aujourd’hui son soutien aux sages-femmes qui devront faire preuve, elles-aussi de détermination face à ces blocages d’un autre temps.
Le décret IDE référent vient d’être signé par la ministre, il est donc à Matignon, et devrait paraître au Journal Officiel dans les prochains jours.




