C’est devenu une habitude. Une déception majeure. Une véritable honte aussi. La loi Grand Âge, attendue depuis des années, vient une nouvelle fois d’être repoussée. Un énième report que la FNI condamne avec la plus grande vigueur.
Le 12 février devait marquer la présentation officielle du Plan Grand Âge 2026 par le Gouvernement. Une annonce déjà décalée une première fois à l’automne dernier. Rappelons que le secteur attend une véritable loi Grand Âge depuis 2019, année de la remise du rapport Libault et de ses « 175 propositions pour une politique nouvelle et forte du grand âge en France ».
Sept ans plus tard, toujours rien.
Un nouveau report pour des raisons inacceptables
Cette fois, le dossier a été relégué au second plan pour de simples raisons d’appareil politique. La démission de la ministre chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées, Charlotte Parmentier-Lecocq, souhaitant retrouver son siège de députée du Nord, ainsi que le départ du chef de cabinet de la ministre de la Santé, ont en effet servi de prétexte à ce nouveau report.
Résultat : une réforme essentielle, attendue par tout un secteur, suspendue à des jeux d’agenda et à des considérations politiciennes.
Pendant ce temps, les besoins augmentent. Le vieillissement de la population s’accélère. Les situations de dépendance se complexifient. Et les professionnels de terrain, c’est-à-dire nous, continuent d’assumer.
À force de repousser l’échéance, le risque est grand de transformer un retard en véritable renoncement. Et en catastrophe humaine.
La FNI déplore cet abandon d’une réforme pourtant incontournable pour les personnes âgées et leurs soignants.
Car sur le terrain, ce sont les infirmières et infirmiers libéraux qui sont au premier rang de la prise en charge à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie.
La profession aspire légitimement à être reconnue comme un acteur central du virage domiciliaire. Nous demandons que nos missions – y compris en matière de prévention, de coordination et d’éducation à la santé – soient pleinement consacrées par les textes et valorisées à la hauteur de leur importance.




