Face à la recrudescence des actes de violence à l’heure des tournées, la FNI monte au créneau pour protéger les IDEL en première ligne.
Le climat d’insécurité franchit ces derniers jours un nouveau palier critique. Après la fusillade mortelle survenue le 18 janvier dernier en pleine journée dans le centre-ville d’Alès, alors que de nombreuses infirmières étaient en tournée, la FNI a immédiatement interpellé le gouvernement.
Fusillades, règlements de comptes et halls d’immeubles occupés : la réalité du terrain devient insupportable pour les IDEL exerçant seules, souvent tôt le matin ou tard le soir. Cette situation fait peser un risque réel de désengagement des infirmiers libéraux dans certains territoires, avec pour conséquence directe une rupture d’accès aux soins.
La FNI, qui s’était déjà saisie de ce sujet lors de son congrès national, a sollicité un rendez-vous d’urgence avec le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, afin de renforcer sans délai la sécurité des IDEL lors de leur passage dans les zones sensibles.
La FNI demande la publication immédiate des décrets d’application de la loi de 2025. À ce jour, les décrets d’application se font toujours attendre, laissant les soignants sans protection concrète face à des menaces qui deviennent quotidiennes.
Sans réponse rapide des pouvoirs publics, la FNI n’exclut pas d’appeler les IDEL à faire valoir leur droit de retrait pour garantir leur sécurité.





