Un rapport des inspections générales Igas-IGF publié le 25 août confirme une baisse de la durée hebdomadaire effective de travail des médecins depuis 20 ans. Une tendance notable à prendre en compte dans l’organisation des soins de ville.
En 20 ans, la durée hebdomadaire effective déclarée a baissé de 16 % chez les généralistes et de 11 % chez les spécialistes. En 2025, les généralistes exercent en moyenne 4,4 jours par semaine, tandis que 29 % d’entre eux travaillent quatre jours ou moins, contre 18 % en 2021.
Cette évolution s’accompagne toutefois d’une intensification de l’activité : chez les généralistes, le nombre de contacts par jour a progressé malgré une diminution du nombre annuel d’actes et de contacts. Près d’1 médecin libéral sur 2 déclare par ailleurs souhaiter réduire son temps de travail dans les prochaines années, signe de nouvelles aspirations en matière d’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.
Pour l’Igas et l’IGF, cette tendance doit désormais être intégrée aux projections de démographie médicale et aux objectifs de formation. Le rapport souligne également le potentiel des coopérations et des partages de compétences entre professionnels de santé pour libérer du temps médical, tout en regrettant que leurs effets restent encore insuffisamment évalués.
Pour la FNI, ces constats confortent l’enjeu d’une organisation du système de santé davantage fondée sur les compétences de chaque profession. Alors que le temps médical devient une ressource de plus en plus contrainte, le développement de la coordination et des coopérations interprofessionnelles est un levier essentiel pour améliorer l’accès aux soins et répondre aux besoins de la population.




