En marge de la signature de l’Avenant n°11, la FNI a réitéré son appel au Gouvernement sur la question de la fiscalité du carburant.
Alors que le Premier Ministre a annoncé vendredi dernier un plan d’aide pour les secteurs touchés par la hausse des prix, les 132 000 infirmiers libéraux (IDEL) en ont été injustement exclus. Le constat est pourtant sans appel : les IDEL parcourent jusqu’à 200 kilomètres par jour pour soigner les patients à domicile, y compris dans les zones les plus sensibles et reculées.
Contrairement à d’autres secteurs, les IDEL ne peuvent répercuter la hausse de leurs charges sur leurs tarifs, qui sont strictement encadrés par la convention. Actuellement, plus de la moitié du prix payé à la pompe est constituée de taxes (TICPE et TVA) que l’État continue de percevoir sur des déplacements pourtant indispensables à la santé publique et à la continuité des soins.
Ce transfert de charge est intenable alors que le Gouvernement prône le virage domiciliaire. La FNI a ainsi renouvelé sa demande d’exonération de la TICPE et de la TVA sur le carburant professionnel, sur le modèle de dispositifs existants pour d’autres secteurs.
La FNI prévient : sans geste fiscal, l’accès aux soins dans les zones rurales est menacé, ce qui entraînera des hospitalisations plus longues et coûteuses pour la collectivité. Le syndicat se dit prêt à mobiliser la profession si le Gouvernement persiste sur sa position actuelle.




