Alors que l’Assurance maladie suggère de nouvelles pistes pour rationner les soins dans le prochain budget de la Sécu, la FNI appelle à ouvrir un véritable débat démocratique sur les dépenses de santé et le modèle social en France.
Dans son rapport annuel « Charges et produits », l’Assurance maladie a fait part de ses recommandations pour le prochain budget de la Sécurité sociale (PLFSS 2027). Une fois de plus, les experts préconisent un rationnement des comptes publics, avec un objectif d’économies de 3,9 milliards d’euros pour l’année 2027.
Si ce rapport a le mérite d’insister sur l’importance de la prévention et d’une planification pluriannuelle, la trajectoire sur les dépenses de santé ne prend toujours pas en compte la réalité de l’accroissement des besoins, conséquence du vieillissement de la population et de la prévalence des maladies chroniques.
Pour la FNI, ça suffit. Il est temps de sortir des logiques purement comptables imposées par l’Assurance maladie et d’ouvrir un vrai débat démocratique sur le financement de la protection sociale en France. Les Français doivent se positionner sur l’avenir de leur modèle social : souhaitent-ils que cet accroissement des besoins de soins soit accompagné au maximum par la puissance publique, ou au contraire, la santé doit-elle continuer d’être rationnée ?
La séquence budgétaire de l’automne et l’élection présidentielle 2027 devront impérativement permettre de mener ce débat de fond sur notre modèle social. Les citoyens, ainsi que l’ensemble des acteurs représentatifs du système de santé, dont la FNI, devront y participer.




