Des négos… et vite !

Alors que le gouvernement relance le dossier du Grand âge et de l’Autonomie, en annonçant des « mesures concrètes » avant la fin de l’année, l’assurance maladie rétropédale sur la prise en charge des patients dépendants par les IDEL en bloquant la 3ème tranche du BSI prévue en avril. Bloquer… mais jusqu’à quand ? Pas le temps d’attendre ! Pour la FNI, il faut rouvrir les négos maintenant !

Avec 20 000 Français supplémentaires issus des générations de boomers, qui entrent chaque année dans la dépendance, la stratégie nationale de santé repose sur le virage domiciliaire. Il s’agit de répondre au souhait des personnes de vivre leurs dernières années à leur domicile, de contenir les dépenses d’assurance maladie en limitant les recours aux hospitalisations, et de compenser le manque de places dans les EHPAD, lesquelles ne sont pas accessibles à toutes les bourses. Et face à la situation très dégradée de notre système de santé… il faut agir vite !

A l’issue de la restitution du Conseil national de la refondation (CNR) « Bien vieillir », début avril, le ministre des Solidarités a promis  une réforme du grand âge ambitieuse.  Or,  concevoir de s’atteler à la question du grand âge en laissant de côté celle de  la prise en charge des soins liés à la dépendance serait une absurdité.

Pourtant, au moment où le ministre des solidarités s’exprimait sur le nouveau projet du Grand âge, la CNAM donnait un nouveau coup de frein au BSI.

Pour rappel, en 2019, la FNI et l’assurance maladie avaient conclu un accord sur la prise en charge du grand âge, ouvrant trois nouveaux forfaits journaliers, établis selon le niveau de dépendance. La montée en puissance de ce dispositif était prévue en 3 étapes : janvier 2020, pour les plus de 90 ans, septembre 2022, pour dès 85 ans et en avril 2023, pour l’ensemble des patients dépendants.

Comme en 2021, la CNAM récidive et bloque le passage à l’étape suivante, au motif que l’enveloppe est dépassée. Cette fois-ci, le dépassement est de 11 millions d’euros, somme ridicule lorsqu’elle est rapportée aux 9,3 Md d’€ que représentent les soins infirmiers en ville… et aux budgets croissants dévolus au financement du fonctionnement administratif des structures en tout genre.

Cette situation est d’autant moins inacceptable qu’elle sanctionne une réussite infirmière. La croissance du nombre de BSI est portée par l’augmentation du nombre de personnes dépendantes prises en charge à domicile par les IDEL. La CNAM fait mine d’ignorer que les 11 millions supplémentaires dépensés par le BSI, lui ont permis d’économiser 10 fois plus grâce aux séjours hospitaliers évités.

Alors, ça suffit ! Ni les IDEL, ni les patients dépendants n’ont pour vocation d’être la variable d’ajustement des comptes publics. Le paradoxe des pouvoirs publics qui consiste à prôner la prise en charge à domicile de la dépendance sans donner les moyens nécessaires aux IDEL, doit cesser ! La FNI réclame l’ouverture urgente de négos !

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