Dans la vision, d’Agnès Buzyn, les IPA étaient avant tout des IPA libéraux. 

Grand Témoin du 70ème Congrès, l’ancienne ministre de la santé a partagé sa vision de l’évolution du système de santé sans langue de bois à l’aune de ses nouvelles missions à l’OMS.

« Nous manquons de professionnels de santé de façon invraisemblable partout dans le monde. Cela nous impose collectivement de repenser les tâches de chacun et la coordination.» En clair, la France n’est pas toute seule à devoir faire face à ses défis sanitaires. Idem en ce qui concerne l’essor des maladies chroniques, y compris en Afrique. Or, « face à cela, aucun pays n’a anticipé que les besoins avaient augmenté dans une portion de 2 à 5 », a pointé Agnès Buzyn.
D’où la nécessité d’opérer « une transition » et d’en finir avec « un système hospitalo-centré et pensé après-Guerre pour les maladies aigües ». Et ce, alors que « partout, les dépenses de santé augmentent plus vite que le PIB », ce qui commande de « les réguler et de les rendre plus efficientes ». Mais également de diligenter « une évolution des soins de ville et une transformation du système de santé ».
Par ailleurs, dans le cadre du déficit démographique des professionnels de santé, l’ancienne ministre a reconnu que dans sa « vision, les IPA étaient avant tout des IPA libéraux et de terrain, une profession intermédiaire qui allait prendre le relai en ville, ce qui n’a pas été le cas. Or, nous n’avons pas su gérer le problème du financement et l’on a fait des IPA essentiellement hospitaliers. Ce n’était pas le but de la réforme. » Sans compter « une mise en place trop lente au regard des besoins des territoires ».
Dans la lignée du Plan Ma Santé 2022 dont elle avait été l’initiatrice, Agnès Buzyn a prôné, pêle-mêle, de franchir une étape vers « une formation plus transversale au niveau des professions », « beaucoup de délégations d’actes » et enfin, « une refonte des métiers, tout le monde devant monter en compétences car on sait qu’il y aura de moins en moins de médecins. » Pour résumer, « face au défi démographique des professions de santé, il y a un besoin de repenser la répartition et les missions de chacun. On ne pouvait plus rester avec les barrières qui avaient été mises depuis des décennies. »
Enfin, concernant l’article 51, « l’idée n’était pas d’imposer des tarification mais que les professionnels acceptent d’être rémunérés au forfait, quitte à ce que celui-ci soit négocié avec l’Assurance maladie dans le cadre conventionnel. Je ne vois pas ce qui l’empêche. Le but n’était pas que les professionnels de santé gagnent moins mais gagnent différemment. »

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