La réforme du métier infirmier a franchi une nouvelle étape clé le 26 décembre dernier avec la parution au JO du décret fixant les domaines d’activité et de compétences des infirmiers. Mais cette avancée majeure est aujourd’hui ternie par un projet d’arrêté fixant la liste des actes et des soins qui ne traduit pas pleinement l’ambition de la loi. Pour la FNI : pas question d’accepter une réforme rétrécie !
Le 26 décembre 2025, un cap a enfin été franchi avec la publication au Journal officiel du décret sur les compétences infirmières. Ce texte reconnaît réglementairement ce que la profession porte depuis des années : le diagnostic infirmier, la consultation infirmière, l’accès direct, une autonomie clinique réelle dans le rôle propre. La loi infirmière de juin 2025 commence enfin à devenir concrète.
Mais cette avancée historique est aujourd’hui menacée par des textes d’application qui minimisent la portée de la loi.
Le projet d’arrêté qui nous a été soumis ne respecte, pour l’instant, ni l’esprit ni l’ambition votée par le législateur. Il restreint, complique, verrouille. Au lieu de structurer un véritable premier recours infirmier, il introduit des contraintes organisationnelles qui vident la réforme de sa substance. C’est inacceptable. La FNI a vivement réagi en produisant un argumentaire qu’elle a déroulé lors de la réunion de concertation au ministère le 06 janvier.
Pire encore : le projet d’arrêté sur la liste des prescriptions est toujours attendu. Le décret sur l’infirmier référent n’est toujours pas publié. Autrement dit, on reconnaît les compétences sur le papier, mais on bloque leur application sur le terrain.
La FNI le dit clairement : cette réforme, la profession l’a arrachée après des années de combat syndical. Elle ne sera pas confisquée par des textes technocratiques qui reviennent en arrière.
Pas de loi vitrine. Pas de réforme au rabais. Pas de promesses non tenues.
La réussite de la réforme infirmière se joue maintenant, dans ces décrets et ces arrêtés. La FNI est pleinement mobilisée pour obtenir des textes cohérents, applicables et fidèles à la loi. Elle ne lâchera rien : pas question de rétrécir les nouvelles missions et l’autonomie des IDEL !




