La FNI a obtenu que soit retiré l’amendement qui aurait fait peser sur les seuls infirmiers la charge de l’acte terminal. Retour sur une ineptie évitée.
Un amendement adopté à l’Assemblée nationale, lors de l’examen de la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir, retirait aux médecins la possibilité d’administrer la substance létale lorsqu’une personne n’a plus la capacité de le faire elle-même, réservant de facto l’exécution de l’acte aux infirmiers.
Rappelons que cet amendement provenait des rangs du Rassemblement national, désireux de torpiller le texte. Seul le Conseil de l’ordre des médecins avait réagi en pointant un déséquilibre évident entre les médecins, qui ne seraient que les donneurs d’ordre de l’administration de la substance létale, et les infirmiers qui, eux, seraient ravalés au rang de simples exécutants chargés de l’inoculer aux patients.
Une question de « cohérence de l’organisation des soins »
La FNI a bataillé, avec succès, pour que la version originelle soit rétablie, habilitant les médecins à, eux aussi, pouvoir injecter le produit. Avec un argument de poids : celui de « la cohérence de l’organisation des soins et le fait que dans toute prise en charge sanitaire, la responsabilité de l’exécution d’un acte particulièrement sensible ne peut être dissociée de la responsabilité de la décision qui le fonde ». Un discours entendu par le Gouvernement et le Rapporteur de la PPL, Philippe Vigier, qui ont fait en sorte que ledit amendement contesté et contestable soit retiré.
Par ailleurs, la Direction générale de l’Offre de soins (DGOS) a accédé à l’autre demande de la FNI d’organiser, dès le mois de juillet, une première réunion de concertation avec les représentants des professionnels de santé afin d’évoquer les principaux sujets qui devront être précisés dans les textes d’application et de recueillir leurs observations. En somme, de préparer dans les meilleures conditions l’entrée en vigueur du dispositif.



