A l’heure où 91 % des Français déclarent avoir déjà été exposés à des informations fausses ou trompeuses en matière de santé, où 42 % estiment difficile de trouver des informations fiables et ou 34 % déclarent ne pas savoir comment vérifier une information, le ministère de la Santé a décidé de renforcer ses moyens d’action pour lutter contre ce phénomène.
Octobre Rose et la circulation croissante de fausses informations, notamment sur les réseaux sociaux, concernant les vaccins, les traitements ou encore, les mammographies de dépistage étaient l’occasion, pour le Gouvernement, de prendre le taureau par les cornes.
Il vient donc de présenter sa Stratégie nationale de lutte contre la désinformation en santé, laquelle vise à mieux comprendre les mécanismes de la désinformation, à renforcer la capacité des citoyens à identifier les informations fiables et, enfin, à apporter des réponses rapides, fondées sur la science. Parmi les actions mises en place :
> Le ministère va lancer Le Check-Up, une chaîne sur TikTok destinée à déconstruire les fake news en santé. Elle comportera des vidéos courtes et accessibles dans lesquelles des professionnels de santé décrypteront les fausses informations, expliqueront les connaissances scientifiques et répondront, en les battant en brèche, aux idées reçues. Le tout à destination, notamment, des jeunes.
> Un quiz interactif sera déployé sur le site Santé.fr pour aider la population à identifier les fausses informations mais également à comprendre les biais cognitifs et le rôle des algorithmes dans de telles diffusions. Le but est de développer, à travers des sessions régulières, des réflexes simples pour vérifier une information et identifier des sources fiables.
> Un Observatoire de la désinformation en santé va être lancé avec comme objectif de mieux identifier les fausses informations, comprendre leurs mécanismes de diffusion et anticiper les risques qu’elles représentent pour la santé publique. Pour cela, l’Observatoire assurera une mission de veille, d’analyse et d’alerte. Et ce, via la publication de baromètres pour mesurer l’évolution de la désinformation en santé ; des travaux d’analyse, de recherche et de revues de littérature scientifique ; l’identification des phénomènes émergents et le partage des connaissances avec les professionnels de santé, les médias et le grand public. Avec comme leitmotiv une indépendance par le biais d’un conseil scientifique adossé au Haut Conseil de la santé publique (HCSP) et censé garantir la rigueur méthodologique, la transparence et la crédibilité des productions de l’Observatoire. Le tout en lien avec les chercheurs, les sociétés savantes, les ordres professionnels et les professionnels de santé et… les médias.
