Le second arrêté attendu élargit les possibilités de prescription des infirmiers. Une évolution très concrète qui permettra, dans de nombreuses situations, d'apporter une réponse plus rapide aux patients.
L’infirmier devient un acteur de premier recours autonome, avec deux évolutions majeures au cœur de son décret : les médicaments et la biologie.
Gestion de la douleur : prescription initiale d’antalgiques et d’antipyrétiques de palier 1.
Santé sexuelle & reproductive : prescription de préservatifs et de contraceptifs d’urgence ; tests des IST (VIH, hépatites, syphilis, chlamydia, gonocoque), dosage des bêta-HCG (datation de grossesse).
Pour les patients diabétiques : créatininémie, HbA1c, rapport albuminurie-créatininurie pour les patients connus (si non réalisés depuis 3 mois) ; prescription de la glycémie à jeun ou de glycémie dans un contexte d’urgence en cas de déséquilibre du diabète et d’hypoglycémie.
En première intention et en urgence : NFS, plaquettes, ionogramme en cas de symptômes évocateurs, et prescription d’un ECBU avec antibiogramme si nécessaire.
Dans le cadre d’un traitement sous AVK : renouvellement du dosage de l’INR (une fois en suivi, ou sur quelques jours en cas de déséquilibre constaté).
Sevrage tabagique : bilan lipidique.
Prise en charge des plaies : accès élargi aux antiseptiques et au sérum physiologique, pansements à l’argent…
La liste des dispositifs médicaux que nous pouvons prescrire s’est considérablement enrichie en prescription initiale ou en renouvellement à l’identique.
La prescription pour pansements, de matériels et d’articles pour pansements de santé a une durée initiale de sept jours.
Au-delà de l’élargissement de nos possibilités de prescription, ces nouvelles prérogatives traduisent une évolution de fond : elles nous donnent davantage d’autonomie, elles reconnaissent notre expertise clinique, sécurisent les parcours de soins et permettent aux patients d’accéder plus rapidement aux prises en charge dont ils ont besoin.



